« Nous encourageons le soutien à … l’initiative multilatérale de la Diamond Development Initiative (DDI), qui est issue du Processus de Kimberley pour renforcer l’incidence sur le développement de l’exploitation minière artisanale du diamant en Afrique. »

Croissance et responsabilité dans l’économie mondiale, Déclaration du Sommet du G8, juin 2007

Plus d’un million de creuseurs de diamants artisans et leurs familles vivent et travaillent dans une absolue pauvreté, en marge de l’économie officielle, dans des pays qui luttent pour se rétablir des ravages de la guerre.

L’Initiative diamant et développement (IDD) est une initiative sans pareille qui vise à résoudre leurs problèmes, réunissant des ONG, des gouvernements et des entreprises dans un effort concerté pour faire des diamants un moteur de développement plutôt que le nerf de la guerre.

Le problème des « diamants de guerre » ou « diamants de sang » est maintenant bien connu. Des groupes rebelles en Sierra Leone, en République démocratique du Congo (RDC), en Angola et ailleurs ont assujetti des régions d’extraction de diamants alluviaux, au cours des années 1990, ce qui leur a permis de poursuivre leurs guerres impitoyables durant de nombreuses années.

Les diamants de guerre étaient issus des vastes régions diamantifères alluviales en Afrique, où les diamants étaient extraits par des artisans – les creuseurs. Il y a jusqu’à 120 000 creuseurs en Sierra Leone, 800 000 en République démocratique du Congo, et de nombreuses dizaines de milliers en Angola, au Liberia, au Brésil, au Guyana, au Venezuela et ailleurs.

Des centaines de milliers de civils ont été tués et mutilés au cours des années qu’ont duré les conflits. Le Processus de Kimberley, mis en place au cours des huit dernières années, a créé un système mondial de certification ayant force obligatoire pour les diamants bruts. Le SCPK regroupe maintenant 75 pays et contrôle la circulation de tous les diamants bruts, de la mine au marché, dans le monde entier. Il s’agit d’un système unique, qui déborde le cadre des gouvernements pour mettre à contribution le secteur privé et les organisations de la société civile, dans un mécanisme qui n’a cessé de s’améliorer depuis sa mise en vigueur, en 2003.

Le Processus de Kimberley a aidé à consolider la paix dans plusieurs pays d’Afrique, mais il s’agit d’un système de réglementation; il ne s’agit pas d’un outil de développement. En se félicitant de façon trop hâtive, on risquerait d’oublier certains de ceux qui ont souffert le plus des guerres des diamants – les creuseurs et leurs collectivités.

L’IDD est un complément important du Processus de Kimberley et de son travail en collaboration avec les pays producteurs de diamants alluviaux. Nous cherchons, par l’entremise de l’éducation, du dialogue politique et de projets qui font intervenir directement les mineurs artisans de diamants et leurs collectivités, à démontrer que les diamants peuvent être un atout pour la croissance dans des pays où ils ont été à l’avant-plan de conflits, et qu’ils peuvent être un catalyseur du développement sur le plan individuel et national.

Notre énoncé de mission et nos objectifs

Études, nouvelles et rapports récents

Communiqué de Presse - 31 janvier 2008 L’IDD nomme sa première directrice générale

Communiqué de Presse - 30 janvier 2008 L’IDMA annonce l’octroi d’une subvention à l’Initiative diamant et développement

Communiqué de Presse - 22 janvier 2008 L’IDD est l’hôte d’un atelier fructueux sur les normes et les lignes directrices à Freetown

Communiqué de Presse - 23 octobre 2007 Le gouvernement de la Suède et la Tiffany Foundation octroient d’importantes subventions de démarrage

Les affaires et le développement? La dynamique de la commercialisation et de l’établissement des prix des diamants en Sierra Leone. (pdf)

Projet de normes et de directives - Sierra Leone