La DDI enseigne la lecture aux femmes de mines

La DDI enseigne la lecture aux femmes de mines

Les femmes qui travaillent dans les mines de diamants artisanales font face à des défis particuliers. En plus du travail difficile et d’un salaire pietre dans des conditions insalubres et parfois dangereuses – les conditions vécues par tous les mineurs – les femmes sont aussi vulnérables à de nombreuses formes d’abus. Elles peuvent être victimes de harcèlement sexuel, elles sont souvent reléguées au travail « auxiliaire » à moindre paie, et elles sont facilement exploitées dans les régions où elles sont moins instruites que leurs collègues masculins.

L’Initiative diamant et développement (DDI) reconnaît les besoins particuliers des femmes mineurs, et a donc formé une coopérative uniquement pour les femmes au printemps 2016 dans la région de Kibe de la République démocratique du Congo. Le but de cette association est de former un groupe de femmes aux meilleures techniques d’exploitation minière, à la gouvernance associative, à l’autonomie économique et aux moyens de subsistance alternatifs.

Les objectifs étaient pertinents et les femmes étaient enthousiastes, mais on s’est rapidement rendu compte que le niveau d’alphabétisme des femmes impliquées dans la coopérative créait un obstacle majeur à l’apprentissage et à la prise de contrôle, non seulement de leur association, mais aussi de leurs vies individuelles et collectives. Elles ont donc demandé de l’aide pour apprendre à lire.

La DDI a compris le message et a mis en place un programme d’alphabétisation de base pour un groupe de 20 femmes en octobre 2016. Plusieurs autres sont dans l’attente d’un cours qui répond à leur besoin. Dans les cours offerts deux fois par semaine par un partenaire local, les femmes ont commencé par apprendre l’alphabet, les sons des voyelles et des consonnes et des mots simples.

Cette formation présente plusieurs défis. La plupart des gens de la région de Kibe parlent un dialecte local dans leur vie quotidienne et au travail, mais la langue de l’enseignement en RDC est le français. Pour bien fonctionner en affaires, il est donc important pour les femmes d’apprendre le français, mais pour elles, c’est presqu’une langue étrangère. Le niveau variable de la capacité des étudiantes, le grand nombre de femmes qui veulent participer, et le manque de ressources et de finances pour assurer une durée de cours convenable sont tous des enjeux considérables.

Malgré les difficultés, il ne fait aucun doute que des cours d’alphabétisation pour les femmes répondent à un besoin important. Les femmes les ont demandés, elles sont assidues, elles travaillent avec diligence et elles en demandent davantage.

La DDI continuera à chercher des partenaires pour participer à des solutions pour les travailleuses de mines de diamants artisanales.