La DDI entreprend une initiative de lutte contre la contrebande en Guinée

La DDI entreprend une initiative de lutte contre la contrebande en Guinée

Les pays d’Afrique de l’Ouest , particulièrement dans la région de l’Union du fleuve Mano, profitent de la libre circulation transfrontalière des personnes et des biens.

En fait, l’« intégration économique » est un pilier de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, créée pour assurer la coopération régionale et une prospérité partagée. Selon le site Web de la Communauté, « La vision de la CEDEAO est la création d’une région sans frontières où la population a accès à ses abondantes ressources et est en mesure de les exploiter grâce à la création de débouchés dans le contexte d’un environnement durable. »

Cette initiative des plus fructueuses permet à des personnes du Libéria, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire de tirer parti des postes frontaliers généralement sans surveillance et sans contrôles pour exercer des activités économiques, sociales et personnelles. Malheureusement, cela comprend la contrebande des diamants. Qui plus est, l’activité minière artisanale, considérable dans ces pays, rend déjà difficile le contrôle de la production et du commerce des diamants, puisque le processus est actuellement informel et passe inaperçu, du creusage à l’exportation, en passant par le commerce.

Par ailleurs, le Système de certification du Processus de Kimberley (SCPK), dont sont membres tous les pays de l’Union du fleuve Mano, renferme des dispositions relatives aux contrôles internes, adoptées surtout pour vérifier l’origine des diamants et fournir une certification au point d’exportation.

Étant donné le caractère régional du commerce et de l’économie dans cette région, le PK a mis en place une approche régionale pour l’Union du fleuve Mano. L’approche régionale vise à améliorer l’application de la loi, à garantir la production de la mine à l’exportation, à assurer des recettes aux gouvernements, et à produire de plus gros bénéfices pour les collectivités d’exploitation minière des diamants. L’agence allemande de développement international (la GIZ), par l’entremise du Programme régional de gouvernance des ressources, offrira du soutien à l’approche régionale du PK pour permettre aux pays de l’Union du fleuve Mano de renforcer la réglementation du secteur minier dans ces pays en appuyant la coopération régionale pour des questions relatives à la mise en œuvre du PK.

La DDI, avec l’appui de la GIZ, a entrepris une initiative de sensibilisation auprès des collectivités frontalières pour leur faire mieux connaître les exigences du Processus de Kimberley et renforcer les capacités locales pour le suivi de la circulation des diamants.

Durant une récente visite en Guinée, la directrice générale de DDI, Dorothée Gizenga, a rencontré des représentants du gouvernement, de la police, du contrôle aux frontières, de la CEDEAO et de la société civile locale pour leur offrir une formation relative aux exigences du Processus de Kimberley et mettre au point une campagne de sensibilisation qui ciblera tout d’abord deux collectivités frontalières, reconnues comme des zones de transit des diamants.

« Ce projet est stimulant, mais ce n’est qu’un début, » dit Mme Gizenga. « Il y a d’autres postes frontaliers et d’autres pays de la région du fleuve Mano qui ont besoin de cette information et de ce soutien. Qui plus est, les collectivités frontalières ne sont qu’un des éléments de la lutte contre la contrebande et du renforcement des contrôles internes pour assurer la conformité au PK. »