Séminaire à Kinshasa souligne l'importance des contrôles internes dans le secteur ASM

Séminaire à Kinshasa souligne l'importance des contrôles internes dans le secteur ASM

Chaque diamant qui se trouve dans un magasin de bijoux, ou sur vos oreilles ou votre doigt, a parcouru un chemin long et complexe en commençant par l’exploitation minière, en passant par la taille et la polissage, au montage, à la vente, en passant par plusieurs pays en cours de route.

Et ils sont suivis.

Les pays qui produisent, importent ou exportent des diamants sont tenus de participer au Processus de Kimberley (PK), un mécanisme international visant à mettre un terme au commerce des diamants de la guerre. Le PK exige un système de traçabilité des diamants, ou contrôles internes, qui doit commencer au site d’exploration minière et suivre le parcours des diamants de la mine jusqu’au point d’exportation. Ce processus présente des défis particuliers dans certains pays producteurs, surtout ceux avec un vaste territoire, des opérations artisanales et à petite échelle étendue, des frontières poreuses et une histoire de commerce informel, parfois illégale.

Tel est le cas de la République démocratique du Congo.

En juillet 2016, l’Initiative diamant et développement et le CEEC (Centre Evaluation, d’expertise et de Certification) de la RDC ont tenu un séminaire à Kinshasa sur le Processus de Kimberley, réunissant des représentants du gouvernement et fonctionnaires de divers ministères impliqués dans la facilitation et le suivi de la chaîne d’approvisionnement. Les participants comprenaient des représentants du Bureau du premier ministre, le Ministère des mines, les douanes, la police, Promines, SAESSCAM et le Cadastre minier.

Le séminaire avait comme objectif d’éduquer les parties prenantes sur le Processus de Kimberley et ses exigences, ainsi que d’élucider les rôles des diverses entités publiques dans l’application du PK. Au niveau politique, il est à espérer que comprendre l’importance du PK permettra d’assurer un budget suffisant pour la mise en œuvre des contrôles internes et pour la représentation à des réunions et groupes de travail du PK.

La Directrice générale de la DDI, Dorothée Gizenga, qui a agi en tant qu’animatrice de l’activité avec Mathieu Yamba, représentant du CEEC et point focal du PK en RDC, fait remarquer que le séminaire était hautement pertinent au travail de la DDI, parce que la traçabilité est un élément important dans la formalisation de l’exploitation minière artisanale. « En raison de son caractère informel et de son passé caractérisé par la négligence, le secteur artisanal présente des défis particuliers à l’élaboration et la mise en œuvre de contrôles internes, d’où l’urgence d’une approche rigoureuse et collaborative », dit-elle.

Les représentants des divers ministères qui ont participé au séminaire ont quitté avec des recommandations sur la façon d’améliorer leur propre rôle dans la surveillance de la chaîne d’approvisionnement du diamant, et seront suivis par une équipe nommée lors de la rencontre.