Quatre communautés minières en RDC célèbrent la remise des diplômes des élèves de l’école mobile

OTTAWA, 11 août 2017 – Au cours des derniers jours, 110 enfants des communautés minières reculées en République démocratique du Congo ont été honorés devant leurs amis et familles à l’occasion d’une performance exceptionnelle. Ils ont terminé leur programme de rattrapage scolaire primaire en réussissant aux examens nationaux ; maintenant, ils participent à la cérémonie organisée localement pour la remise des diplômes.

Ces élèves étaient tous inscrits au programme d’enseignement mobile de la Diamond Development Initiative (DDI). L’objectif du programme consiste à donner accès aux cours de rattrapage conçus pour les enfants des communautés minières de diamant afin de les empêcher de travailler dans les mines et de leur offrir la possibilité de réintégrer le système scolaire formel. Le programme de deux ans offre aux enfants la possibilité d’acquérir des compétences essentielles en lecture/écriture et en calcul et des connaissances générales prévues selon l’année d’études dans le but de réussir l’examen national.

La DDI a géré quatre écoles mobiles avec six salles de classe, pour un total de 121 élèves. Les écoles sont parrainées par Brilliant Earth (une école dans le Kasaï Occidental), Diamond Empowerment Fund (une école dans le Kasaï Occidental) et Signet Jewellers (deux écoles dans le Kasaï Oriental).

Malgré une préparation intensive aux examens, on ne s’attendait pas à un taux de réussite de cent pour cent, mais tous les enfants qui ont passé l’examen ont réussi. Les 11 autres n’ont pas pu passer les examens en raison de la mobilité familiale et pour des questions de sécurité locale.

Mpoyi Nsanza est parmi les fiers diplômés. Nsanza avait abandonné l’école à l’âge de 10 ans lorsque sa famille avait déménagé à la communauté minière de Tshifumba. Comme il n’y avait pas d’école dans le village, elle a suivi son père à la mine de diamants pour travailler. Deux ans plus tard, elle a été sélectionnée à l’école mobile.

« Au début du programme, c’était difficile pour moi de m’adapter parce que c’était intense, mais, non seulement j’étais motivée par les repas qui étaient offerts deux fois par jour, j’avais aussi peur de travailler dans la mine parce que c’est beaucoup plus difficile qu’aller à l’école. » Après 18 mois de cours de rattrapage, Nsanza a réussi les examens d’État et s’est distinguée comme la meilleure élève. Maintenant, elle dit qu’elle a deux souhaits : devenir ingénieur des mines et voir tous les autres enfants de sa communauté instruits.

Dorothée Gizenga, directrice exécutive de la DDI, fait écho à ce sentiment. « La DDI a répondu à un besoin pressant, mais ne dispose pas des ressources nécessaires pour répondre à toutes les exigences de scolarité dans les communautés minières artisanales. Tous les enfants, de niveaux primaire et secondaire, doivent être à l’école. »

Pour cette raison, en plus d’accompagner les diplômés de l’enseignement primaire à la fin du secondaire, la DDI s’efforce de mobiliser des partenaires locaux et internationaux et cherche un engagement du gouvernement local et national afin d’offrir une éducation de base à tous les enfants des communautés minières.

Cependant, aujourd’hui, on célèbre le succès de ce groupe d’élèves et leurs communautés, la DDI et les bureaux des sponsors sont dans la joie.

Omer Lukamba, le chef coutumier de Tshifumba, a déclaré : « Nous étions heureux quand la DDI est venue dans notre village pour offrir un programme de rattrapage scolaire, parce qu’auparavant, il n’y avait pas d’école ici. Avec ces résultats, nous sommes encore plus heureux parce que nos enfants nous ont rendus fiers. »