Écoutez une entrevue sur les diamants de guerre, diffusée sur TVO dans le cadre de l’émission The Agenda (le 5 décembre 2006), avec Ian Smillie, coordonnateur de recherche, Partenariat Afrique Canada
Durée d’exécution : 13 minutes
Global Witness s’emploie à empêcher les diamants de guerre d’alimenter les conflits, les violations des droits de la personne et le terrorisme.
Qu’est-ce que c’est? Est-ce que cela fonctionne? Comment le rendre efficace?
« L’IDD aborde de façon intelligente les problèmes de longue date reliés à l’extraction artisanale des diamants. Les règlements ont leur place, mais les problèmes de développement requièrent des solutions de développement. »
Ministère des Ressources naturelles, Sierra Leone
Réunir toutes les parties intéressées dans un processus qui relèvera, de façon exhaustive, les défis politiques, sociaux et économiques auxquels fait face le secteur artisanal de l’extraction des diamants, afin d’optimiser les effets bénéfiques de ce secteur sur le développement, pour les mineurs et les collectivités des pays où sont extraits les diamants.
Réunir et diffuser des renseignements sur l’extraction artisanale des diamants.
Favoriser une meilleure compréhension et la recherche de solutions en ce qui a trait à :
Favoriser une vaste participation au processus, y compris celle des gouvernements, des donateurs, de l’industrie et des ONG.
Les recherches effectuées par Partenariat Afrique Canada et Global Witness en 2004 ont mis au jour la nature désespérée de l’extraction des diamants alluviaux. C’est une économie de casino, ardue et dangereuse, où les creuseurs demeurent pauvres alors que les acheteurs, les exportateurs, les transformateurs et les détaillants font des profits considérables.
Le rapport de PAC/GW, Le riche et le pauvre, demandait aux gouvernements, aux ONG et au secteur privé de se concerter pour trouver des moyens qui permettraient à certaines des personnes les plus pauvres de l’Afrique – des personnes qui produisent de grandes richesses pour d’autres – d’obtenir leur juste part. Il s’agit d’une question de sécurité humaine; il s’agit du développement dans sa plus simple expression; il s’agit de justice. La contrebande subsiste et les creuseurs, dont bon nombre sont des enfants, travaillent dans des conditions épouvantables. Les habitants des régions d’extraction se plaignent de la dégradation de l’environnement, de la pollution de l’eau et de l’afflux d’une main-d’œuvre migrante, avec des taux élevés de prostitution et de VIH/sida. La violence familiale et sociétale s’ensuit. La plupart des creuseurs de diamants ont une vie difficile, dénuée de sécurité, dangereuse et insalubre. Avec des revenus moyens de moins de un dollar par jour, ils se rangent sans conteste dans la vaste catégorie de la « pauvreté absolue ». Jusqu’à ce que ces problèmes soient réglés, les diamants demeureront une source d’insécurité; inversement, le changement pourrait entraîner une amélioration marquée de la vie des creuseurs et de leurs collectivités.
Les chefs d’État présents au sommet du G8 de 2007 ont dit vouloir encourager « le soutien à […] et à L’Initiative diamant et développement qui est issue du Processus de Kimberley, pour renforcer, de façon multilatérale, l’incidence sur le développement de l’exploitation minière artisanale du diamant en Afrique ».
– Croissance et responsabilité dans l’économie mondiale, Déclaration du sommet du G8, juin 2007