Partenariat Afrique Canada travaille avec des organisations en Afrique, au Canada et ailleurs pour bâtir un développement humain durable en Afrique. PAC cherche à renforcer les efforts des Africains et des Canadiens en matière de recherche et de dialogue politique par rapport au développement humain durable en Afrique, à faciliter chez les décideurs africains, canadiens et internationaux l’adoption et la mise en œuvre de politiques qui favorisent le développement humain durable en Afrique et à susciter une meilleure compréhension du développement humain durable en Afrique et un engagement plus important envers celui-ci.
PAC se consacre à la question des diamants de guerre depuis 1999 et a été un acteur clé dans l’élaboration du Processus de Kimberley et de l’Initiative diamant et développement.
« Nous avons entre 200 000 et 300 000 mineurs de diamants artisans. Si l’on multiplie ce nombre par le nombre de leurs personnes à charge, cela donne beaucoup de monde qui dépend des diamants. Ce dont a réellement besoin la Sierra Leone, c’est d’utiliser l’argent tiré de ses ressources naturelles pour le développement de l’économie. »
Andrew Keili, directeur par intérim, Government Gold & Diamond Office, Sierra Leone
Malgré la richesse qu’ils génèrent, les districts où se trouvent des mines artisanales de diamants en Sierra Leone, en RDC, en Angola, au Brésil et ailleurs sont moins développés, et connaissent davantage de problèmes de santé, d’analphabétisme et de pauvreté que d’autres régions. La nature informelle de l’économie du diamant et le manque d’organisations de développement à l’œuvre dans les régions minières – gouvernementales et non gouvernementales – expliquent en partie cette situation. Les régions où l’on exploite les diamants sont des lieux de travail difficiles : l’animosité sociale et, souvent, la violence y règnent, et les démarches habituelles de développement communautaires y sont peu souvent fructueuses. Les nouveaux investisseurs du secteur privé y connaissent rarement du succès.
L’un des principaux objectifs de DDII est d’attirer des organisations de développement et davantage d’investissements sains sur le plan du développement dans les régions des mines de diamants artisanales, afin de trouver des façons d’accroître l’efficacité de la programmation pour le développement, et d’aider à faire entrer le secteur informel des mines de diamants dans l’économie formelle.
Une façon de le faire est d’aider les éventuels investisseurs et organisations de développement à comprendre l’économie politique du développement et de l’investissement dans les régions des mines de diamants artisanales, et de leur fournir des lignes directrices qui les aideront à éviter les erreurs du passé et à tirer des leçons de ce qui a réussi ailleurs.
Le Projet de normes et lignes directrices vise à produire des normes et lignes directrices pratiques et pertinentes pour les sociétés et les organisations de développement intéressées à intervenir dans des régions où l’on exploite des mines de diamants alluviaux artisanales. La première série de lignes directrices a été produite pour la Sierra Leone, et l’on reproduit actuellement le projet en République démocratique du Congo.
Le guide est séparé en trois sections principales : les Normes et lignes directrices pour le gouvernement établissent le bien-fondé d’une approche plus cohérente et pangouvernementale pour ce qui concerne l’exploitation artisanale des diamants, les mineurs et les investisseurs – une approche qui déborde largement le ministère des Ressources minérales. Les Normes et lignes directrices pour les investisseurs indiquent aux sociétés d’exploration et d’exploitation, aux acheteurs et aux exportateurs ce qu’ils doivent savoir et ce dont ils doivent tenir compte lorsqu’ils travaillent au sein de l’industrie du diamant de la Sierra Leone. La section trois, les Normes et lignes directrices pour les bailleurs de fonds et la société civile, démontre la nécessité d’une participation beaucoup plus grande de la part des organisations de développement locales et internationales dans ce secteur important et difficile.
Il existe très peu de directives pratiques destinées aux fonctionnaires, aux organisations et aux sociétés intéressés par l’exploitation artisanale des mines de diamants. Les leçons se perdent, et l’on oublie les pratiques exemplaires (et les pires). Conséquemment, les projets échouent. Le caractère non officiel, le désordre et l’insécurité humaine, qui ont été le lot de l’exploitation des mines artisanales de diamants depuis un demi-siècle, se poursuivent. En encourageant une participation accrue de l’extérieur dans les régions des mines de diamants artisanales, et en aidant les intéressés à tirer les leçons de l’expérience locale et internationale, le projet concourra à attirer des investissements de meilleure qualité, et à susciter des interventions de développement plus éclairées et, à plus long terme, un développement accru, de meilleures retombées pour les collectivités où l’on extrait des diamants, et des activités durables qui participent et contribuent à l’économie formelle du pays.